Festivals/Formations

Festivals/Formations

sept 13

 

Festival de Cannes 2013 – Maison des Scénaristes
Festival de Cannes 2014 – Agence Film Réunion
MasterClass Jacques Audiard Cannes 2014
Formation Réalisation Cité du Cinéma
MasterClass Luc Besson Ecole de la Cité 2014
Festival International du Film d’Afrique et des Iles 2013

Tsohg – Court-métrage expérimental

Tsohg – Court-métrage expérimental

déc 22

Un jeune homme débarqué sur une île quelques années plus tôt, refait chaque soir le même chemin. Mais qu’espère-t-il réellement trouver sur cette route ?



Mêlant français et créole, « Tsohg » est un conte fantastique où deux formes de narrations distinctes  se répondent. Une histoire que l’on voit distinctement, et une autre que l’on devine à l’écoute. Chacune venant enrichir l’autre et emmenant le récit vers différentes pistes, tout en laissant au spectateur le choix d’interpréter les choses, à sa manière.

Ecrit et réalisé par Guillaume Kondoki

Avec Elodie Sambaouma & Yoann Masseaux

DOP : Stéphane Duderville
Cadreur : Clément Rocheville
Make up : Ophélie Robert
Musique : Danny Gasp

2013

Sélectionné au Festival International du Film d’Afrique et des Iles 2013 – Compétition Prix Jeunesse

 

 

The Strange Life of Strawberries

The Strange Life of Strawberries

déc 22


Starring Claudia Carpentier
Music by Richard Loïc
Written & Directed by Guillaume Kondoki

 

 

Merci – « Léon » Fan Art

Merci – « Léon » Fan Art

sept 02

Matilda a grandi et a rencontré Leonie, l’alter ego féminin de Leon avec l’option « nettoyeur » en moins.


Un Fan Art de Guillaume Kondoki

Avec Claudia Carpentier dans le rôle de Matilda et Lynda Martin dans celui de Léonie.

Musique de Stromae : « Merci »

 

Critique Pacific Rim

Critique Pacific Rim

juil 24

Un peu de douceur dans un monde de brute

Guillermo del Toro est un geek. Et il ne le cache pas, réaliser un blockbuster avec les robots et monstres géants de « Pacific Rim » était pour lui un rêve de gosse. Et il a plutôt bien fait de croire en ses rêves.

En allant voir « Pacific Rim » au cinéma, mieux vaut ne pas laisser son âme d’enfant à la maison. Au risque de trouver le temps long. Le film se vaut surtout par ce plaisir régressif que procure la vision de gros vilains monstres et de gentils robots géants qui s’affrontent. Mais pas seulement. Car c’est un nouveau cinéma qui s’offre à nos yeux ébahis : on quitte l’échelle humaine pour une proportion plus grande, immense, gigantesque. Le film impressionne par son envergure. L’espace est totalement reconsidéré, réinventé même, par cette superbe folie des grandeurs. La ville si grande, devient un simple terrain de jeu, la haute mer perd sa profondeur, alors qu’avec l’excellente 3D le film, lui, n’en manque pas. L’âme d’auteur du réalisateur se cache derrière chaque plan et c’est souvent très beau à voir. Les acteurs s’en sortent bien, notamment Idriss Elba (dans le rôle du lieutenant Stacker) que l’on a hâte de retrouver bientôt dans la peau de Nelson Mandela.

Subtilité et Blockbuster : des antithèses ?

Le scénario entremêle efficacement action et humour. Et, chose dont on avait perdu le signal au radar des blockbusters, « Pacific Rim » nous propose une bonne dose d’émotion. Cependant, là où le bât blesse, c’est qu’à la surenchère d’effets spéciaux, le scénario répond par une surenchère de pathos. A tel point que certaines scènes perdent en crédibilité à trop vouloir nous arracher les larmes. D’autres sont tout de même très réussies. Celle du souvenir de la petite fille sauvée par un (Mike) Jaeger des mains d’un monstrueux Kaiju en est le parfait exemple. Cette volonté de proposer quelque chose d’original en tout point de vue se retrouve également dans l’intrigue elle-même. Mais là encore, à vouloir trop en faire, l’histoire semble par moment un peu tirée par les cheveux, et ne parvient pas à éviter certaines incohérences. Mais ne boudons pas notre plaisir, « Pacific  Rim(e) » bel et bien avec « fantastic ». A vrai-dire, le film propose tout bonnement du jamais vu jusqu’à présent. N’en déplaise à Michael Bay et ses pathétiques « Transformers ».

Note: 4/5

Tournage

Critique World War Z

Critique World War Z

juil 16

L’effet miroir d’un blockbuster réussi

Pour la première fois, les zombies quittent la scène du film de genre pour entrer dans l’arène des blockbusters. Dans ce combat fratricide, les morts-vivants sont loin de laisser leur part aux chiens.

C’est l’été un peu partout dans le monde, et qui dit été dit invasion de films à gros budgets. Alors qu’ils n’ont jamais été si nombreux à assaillir nos écrans de cinéma, World War Z se distingue doublement. Non content d’être le premier blockbuster avec des zombies, le film est aussi porté par un acteur inattendu dans ces superproductions : Brad Pitt. Si l’on ne s’attardera pas sur la prestation de ce dernier, convaincante, on peut dépecer la métaphore du blockbuster « zombifié ».
Oui, parce-ce que c’est quoi un zombie ? Un être humain, infecté par un virus la plupart du temps, qui perd son âme pour devenir un être putréfié, un mort-vivant assoiffé de sang. Et qui n’a que pour obsession de mordre ses semblables, les infectant à leur tour. Et qu’est-ce que c’est qu’un blockbuster en 2013 ? Un film, infecté par la surenchère de moyens, qui perd son âme pour devenir une épaisse coquille vide, un film sans sentiment assoiffé de dollars. Et qui n’a que pour obsession d’abrutir la masse en copiant-collant des recettes qui fonctionnent plus ou moins bien, de génération en génération. Oui, le blockbuster est devenu un film zombie, et World War Z ne serait donc en fait que la mise en abyme d’un système qui se pourrie lui-même de l’intérieur.

Comme les zombies, les blockbusters d’aujourd’hui sont dénués d’émotion

Il s’avère donc que la portée théorique du film est bien plus intéressante que ce qui se fait en ce moment. Grâce à un scénario intelligent, on se laisse aisément emporter le long des 2 heures du film. Si bien que les plus poltrons d’entre vous bondiront de leur siège lors de certaines scènes bien amenées. Cependant, on peut regretter que le réalisateur Marc Forster ne soit  pas allé plus loin en termes de mise en scène. Bien que sa réalisation soit efficace, elle semble manquer d’audace. Seul le directeur de la photographie Ben Seresin nous gratifie à quelques occasions d’une lumière remarquable. Pour le reste, l’équipe semble faire le boulot. C’est un peu la marque de fabrique du « genre » en ce moment et c’est dommage. Il faut charger le navire au maximum et perdre le moins de monde possible en route. On ne s’attarde pas sur l’affect, oubliant que l’essence du cinéma, c’est l’émotion. Et malgré toutes les qualités du film, force est de constater que celle-ci est pratiquement absente. Que ce soit avec l’Humanité toute entière qui est au bord du chaos, ou bien avec le héros du film, les liens affectifs qui se nouent avec le spectateur sont très étroits. C’est d’autant plus dommage que nous avons affaire à un héros « ordinaire », censé être plus proche de chacun d’entre nous qu’un super-héros ne le sera jamais. A moins que ce ne soit le contraire ?

Note : 3,5/5

 

Brad Pitt en dernier rempart de l'Humanité

Critique The Bling Ring

Critique The Bling Ring

juil 09

Who run the world ? Louboutins !

L’adolescence, thème si cher à Sofia Coppola. Si dans « Virgin Suicides » c’était une certaine forme d’éducation qui était attaquée par la réalisatrice, 14 ans plus tard « The Bling Ring » montre une jeunesse perdue dans le matérialisme.

« The suspect wore Louboutins » : « Les suspects portaient des Louboutins ». C’est à partir de cet article publié dans le magazine « Vanity Fair » que Sofia Coppola a écrit son scénario. L’histoire, vraie, est simple : une bande d’adolescents fan de people et donc de bling bling se mettent à cambrioler les villas des stars aussi facilement que si vous alliez faire vos courses au supermarché. Ils entrent, ils « hallucinent » tellement il y a de choses incroyables. Ils se servent, se prennent en photo pour les mettre sur Facebook et repartent tranquillement. L’histoire se répète jusqu’à ce que la bande de voleurs amateurs se fasse prendre. Pas de suspens donc, la réalisatrice préférant placer son intérêt dans la « peinture » de cette jeunesse de Los Angeles qui a déjà tout ce qui lui faut, et qui veut toujours plus. La perte de repère des enfants de la société de consommation en somme. Du triptyque « sex, drugs and rock’n’roll » des générations précédentes, il ne reste que le trip « drogue ».

Une réflexion intéressante mais une mise en scène décevante

Si l’intérêt de Sofia Coppola pour ce fait  divers est tout à fait louable et justifiable, son parti pris de mise en scène est plus sujet à débat. La distance qu’elle instaure entre ces protagonistes et le spectateur est très discutable. Tout comme le décalage entre l’action, accompagnée d’une BO dynamique, et la caméra, toujours fixe. Essayerait-elle de nous faire croire que ces jeunes-là ne se sont pas éclatés ? Bien que ce qu’ils aient fait soit condamnable, ils en ont bel et bien payé le prix. On peut les juger ou s’en passer, mais ne pouvait-on pas aussi voir dans leurs actes une forme de révolte ? Ou une forme de désespoir ? Des questions auxquelles ne souhaitent en rien répondre la réalisatrice qui préfère nous livrer un film d’une esthétique pauvre et d’une mise en scène absente. A trop chercher le réalisme, on en vient à regretter qu’elle ne nous ait pas proposé un documentaire. On a donc droit à un énième film estampillé cinéma d’auteur, ennuyeux. Et pourtant, c’est loin d’être le cas pour tous les films du genre. Pour preuve, le « Spring Breakers » d’Harmony Korine. Malgré un casting et une com qui ont presque travesti le film en blockbuster, il y a une recherche dans le montage, dans les couleurs, dans la mise en scène et même dans les choix de la BO qui en font une œuvre originale. Sur une sujet quasiment identique le réalisateur a montré qu’il avait des idées, alors que dans « The Bling Ring » Sofia Coppola nous fait la démonstration qu’elle en manque cruellement.

Note : 2/5

The Bling Ring

Critique Star Trek Into Darkness

Critique Star Trek Into Darkness

juil 07

Kirk et Spock assurent le spectacle

Avant de se frotter à la réalisation du prochain Star Wars, J.J. Abrams prouve à travers son deuxième « Star Trek » qu’il est bien l’homme de la situation.

Dans la grande bataille des blockbusters de l’été ce nouveau Star Trek a de sacrés arguments à faire valoir. Tout d’abord, une mise en scène brillante, pour ne pas dire géniale. Chaque plan est extrêmement sophistiqué mais l’ensemble reste toujours très fluide et parfaitement lisible. La 3D est intégrée de manière intelligente, et participe véritablement à l’imagerie du film. Un vrai bonheur pour des yeux affriolants d’effets spéciaux et surtout d’actions. Car Star Trek Into Darkness n’est fait que de ça. Quelques rares scènes arrivant juste là où il faut pour permettre à tout le monde (acteurs et spectateurs) de reprendre son souffle. La frontière avec le jeu vidéo se fait de plus en plus mince, notamment avec cette scène où les protagonistes sont projetés à toute allure dans l’espace et doivent éviter des obstacles. A moins de ne boire qu’à la fontaine de la comédie romantique ou du cinéma d’auteur, difficile de s’ennuyer.

Un scénario un peu light

S’il nous en met plein la vue, on peut cependant regretter que le film ne nous emballe pas autant avec un scénario qui n’a rien d’exceptionnel. C’est même souvent du déjà-vu à ce niveau. Ce qu’assume parfaitement le réalisateur en multipliant les clins d’œil aux films qui ont fait la gloire de la science-fiction au cinéma. Chacun pourra tenter de réfléchir au message « subliminal » de l’histoire et certains y verront peut-être un parallèle entre le méchant (excellemment interpréter par Benedict Cumberbatch, la bonne surprise côté casting) et Ben Laden. Mais il faut bien avouer qu’au fond ce que raconte le film n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant, tout ce qui s’y passe étant facilement prévisible. En comparaison, le premier volet qui a permis à la franchise de renaître de ses cendres était bien plus riche en termes de trouvailles scénaristiques et de ses thématiques. Ce qui est d’autant plus dommage, car avec une mise en scène aussi réussie, le chef d’œuvre était à portée d’étoile pour l’équipage du USS Enterprise. Gageons que le prochain épisode des aventure de Kirk et Spock permettra au reboot de la saga de s’imposer dans le firmament des aventures spatiales. Si son réalisateur n’est pas trop occupé avec les Star Wars…

Note : 3/5

Spock & Kirk